MANGER SE SOIGNER AU NATUREL

Livres : (eBook et papier) d'hygiène et Santé Naturelle

 
 
L'HOMME SPIRITUELLE
 
                    
Le thème de la naturel et de l'amour, la contradiction radicale entre l'un et l'autre, est au centre de ma réflexion. En effet, l'éclairage du point crucial où ces deux tensions, la nature et l'amour, s'opposent, doit permettre, me semble-t-il, une nouvelle vision du monde et la diminution de l'inquiétude fondamentale.
 
Je crois qu'il convient d'entrer d'abord dans l'esprit de la nature. Il faut pénétrer l'intelligence de cet ensemble de tout l'existant, être et choses, de l'univers physique qui exclut, par définition, les premiers principes, le transcendant, la nature divine.
 
Il ne s'agit pas d'une approche métaphysique du monde, mais d'une prise de conscience de l'univers tel qu'il se manifeste ici et là bas, au cours de notre histoire personnelle. Tout semble aller de soi et mon moi est au centre. Le ciel s'assombrit et cache le soleil prodigue et silencieux. La pluie bienfaisante répand l'autre élément vital et permet d'actualiser la fécondité. La vie terrestre ne naît pas des eaux mais il est incontestable qu'elle en sort. Le pli du coteau se couvre de verdure, bientôt le champ s'alourdit de blés et le poète peut tramer de fils de rêve son ode à la nature. Tout semble aller de soi et mon moi est au centre.
 
Là-bas, c'est la sécheresse, le soleil écrasant. Les puits taris, les eaux enfuies et les bergers hagards devant leurs troupeaux morts. De la poussière, de la détresse, des roches en régression, perte d'humus et de vie. Le poète s'insurge contre l'haleine de feu et chante la plainte des terres arides et nues, pendant que le technicien avoue son impuissance à court terme. Plus rien ne semble aller de soi et mon moi demeure au centre.
 
Voilà deux tableaux, parmi tant d'autres, de la nature physique telle qu'elle se manifeste, ici et là-bas, au cours de notre histoire personnelle.
 
L'homme en quête de son histoire
 
Les études scientifiques modernes nous révèlent les lois de l'univers, des choses et des êtres et cette connaissance marque que la nature indifférente à nos projets n'est pas au service de l'homme. Nous devons au contraire la servir avec discernement afin d'en tirer le meilleur parti, de sorte que ses lois ne se retournent pas contre l'espèce. L'aphorisme de Francis Bacon a été trop oublié : « On ne triomphe de la nature qu'en lui obéissant. » il n'est que temps de le mettre à nouveau en application, si l'on veut éviter bien des misères et des catastrophes.
 
Cela dit, j'ai l'impression que l'on se fait une conception assez pauvre, trop vague et trop restreinte actuellement de l'homme et de l'univers. La nature se fonde sur l'énergie et manifeste du moins sur notre terre, minuscule canton de l'univers, un foisonnement de vie ; sans qu'il soit irrationnel de penser que la vie est présente aussi dans d'autres milliards de cantons du cosmos. J'ai tenté de montrer dans mes précédentes chroniques que tout est ordre dans la nature, c'est-à-dire structure et tension, et, par conséquent, l'intelligence inconsciente de cet infini de structures est omniprésente.
 
L'extraordinaire tension est le signe de cet ordre. Une tension remarquablement équilibrée, avec la vie qui coule à plein bord. Et le temps sous tend l'histoire des être, leur prodigieuse évolution. L'homme couronne, si l'on peut dire, l'édifice et en lui l'intelligence inconscience d'être.
 
L'homme compte le temps, le définit, va à la recherche de son passé interroge les fossiles, les restes de ses lointains ancêtres apparus il y a six cent mille ans, selon les paléontologues.
L'homme part en quête de son histoire et donc de celle des êtres et découvre la musique des sphères et le sourd gémissement des générations. De l'épaisse nuit surgissent les premières lueurs. Hors la course perpétuelle des choses muettes, des sels desséchés, des roches accumulées, se font entendre les premières interrogations de la vie consciente.
 
Victoire et désarroi

Devant l'intelligence de la nature qui s'ignore, se dresse l'homme debout, les mains en avant. L'homme qui se sent être. L'homme qui découvre sa personnalité. L'homme qui se définit enfin dans le célèbre enthymème de Descartes « Je pense donc je suis » complété par celui de Maine de Brian : « je veux, donc j’existe. »
Alentour et au bout du monde l'inconscience demeure. L'animal le plus évolué sent mais ne sait pas qu'il est. L'homme seul communique sa certitude d'être. Il est personne et témoin de la personne et témoin de la personne. Il anime l'espace et le peuple, marquant la victoire de l'hominisation.
 
Mais en même temps se fait jour et s'affirme de plus en plus nettement la contradiction. L'homme est au sommet de toutes les espèces comme une cause finale. Il est la réussite de l'évolution. Le produit de l'évolution de la nature, mais celle-ci reste indifférente à son ultime besoin. Victoire d'un côté et désarroi de l'autre. Il y a en nous un tel appétit de vivre, de durer et voilà que l'on découvre par la prise de conscience de son être, la perspective de ne plus être. Chaque individu sait, et il le sait très tôt, qu'en fin de compte, les lois de la nature le menacent et le tuent.
 
Quel espoir entretenir ? Quelle voix écouter ? Vers quelle étoile cheminer ? Cette place éternelle que l'intime de moi-même appelle, est-elle une attente objective ? Ni la nature inorganique, ni la nature organique ne permettent de recevoir un commencement de réponse. Autrement dit, les constats des chercheurs, les acquis de la science ne renferment pas d'explication et ne pourront jamais nous la fournir. C'est un point définitivement acquis.
 
C'est pourquoi j'en ai appelé au témoignage de l'intelligence inconsciente, aux structures, aux formes grâce auxquelles les êtres et les choses sont ce qu'ils sont. Structures et formes qui nous font entrevoir la réponse parce qu'elles sont éternelles sous les corporalisations ou matérialisation.
 
Mais à ce point crucial de la réflexion, nous sommes au-delà de la nature et de sa contradiction radicale. Là l'intelligence ou simplement la conscience commence à comprendre que l'amour est d'un autre ordre ; qu'il faut chercher du côté du premier principe de l'intelligence suprême, de Dieu. Non pas un principe créateur, mais l'Etre plénier, la Personne.
 
Au-dessus des vagues de la mer, au-delà des éboulements, de la fertilité et de la sécheresse, des corporalisations qui se défont, de l'entropie maximale ou dégradation de l'énergie qui est la fin assignée par la science à la nature, ma conscience s'élève, et mon cœur et mon intelligence attendent une divine parole.
 
La divine parole
 
Mais l'Etre des être semble muet et dans le triomphe de l'homme technique sur l'homme spirituel, cette discrétion est prise pour une preuve d'inexistence. Pourquoi Dieu ne parle-t-il pas comme l'homme ? Pourquoi Dieu n'agit-il pas comme l'homme ? Autrement dit pourquoi ne se montre-t-il pas concrètement ? Des interrogations de ce genre témoignent de la prédominance actuelle de la fonction technique ou fabricatrice sur la fonction spéculative pure. L'homme occidental confond la fin avec les moyens. On tend à identifier, des savants s'y laissent prendre, cet ordre avec le progrès absolu. Or ce n'est là qu'un moment de l'histoire de l'homme et ce peut être, par un certain côté, un temps pathologique.
 
L'homme appartient à la fois à l'ordre de l'esprit et à celui de la nature, et il introduit un déséquilibre, donc une altération de la santé sociale et individuelle, quand une phase d'activité technique empêche l'activité spéculative, artistique, contemplative de se produire. C'est une maladie qu'il importe de traiter en mettant les moyens techniques au service de la fin spirituelle.
 
L'énoncer et y travailler sont des actes qui nous situent dans l'axe de l'évolution, une tendance selon le paléontologiste Edouard Le Roy, vers l'homo spiritualis, le surhomme.
 
Pourquoi Dieu ne parle-t-il pas comme l’homme ? Est une question vide de sens. Chez les sujets où l'homme spirituel prend le pas sur l'homme fonctionnel, l'homme fabricateur, l'homme de la nature, la faim d'absolu monte du tréfonds de la conscience. Un appel qui exprime dans la vie la plus intime.
 
Dieu ne peut pas parler comme l'homme, puisque celui-ci doit renoncer pour l'entendre à la prééminence de l'homme fonctionnel. Il doit renoncer à faire de l'ordre des moyens une fin en soi – c'est le drame actuel de la civilisation occidentale, sa maladie mortelle – il doit renoncer, dis-je, à cette prééminence pour identifier son besoin dernier. C'est alors que la divine parole est entendue, tout simplement, sans extase, sans même changer de cadre, dans l'abondance ou l'insuffisance, dans la peine et la joie, à travers n'importe quel état, libre ou chargé de chaînes.
 
Cette preuve de la parole, de la perception du verbe échappe aux investigations scientifiques. Elle est hors de toute mesure. Elle échappe aussi aux règles morales, à la justice humaine. Pour la percevoir, je dois renoncer à ma propre intelligence. Certes, pas ne plus l'exercer – qu'on ne me fasse dire ce que je n'écris pas – mais renoncer à attendre d'elle l'ultime réponse.
 
Si vous ne devenez semblable à un petit enfant... L'homme spirituel, dans son renoncement à tout attendre de l'intelligence, redevient confiant comme l'enfant. Et dans un espace de temps variable, à travers les doutes et les difficultés, les reprises et les élans, les cendres et désirs, la parole divine répond à l'interrogation inquiète, à la faim d'absolu.
 
Dans la monté de l'homme spirituel, la contradiction toujours subsistante entre la nature et l'amour doit se résoudre au de-là de l'histoire des êtres et des choses, dans l'éternité des épures, mise en évidence dans ma précédente chronique.
 
Dans cette perspective, voir venir chaque nouveau matin peut être une source de paix renouvelée, l'âme s'éploie dans sa dimension sans être étouffée. Heures limpides au-dessus de l'empoignade des moyens techniques, de la ronde incessante et qui, prise pour fin, devient infernale.
 
L'évolution de la matière, de la nature régresse dans un seul changement : la dégradation, l'usure. C'est la science qui nous montre cette unique tendance vers l'équilibre dans l'inerte.
 
L'évolution de l'homme spirituel, au contraire, tend à l'affranchissement de la loi de l'usure et l'oriente vers un avenir totalement libre, au-delà des limites temporospatiales, dans une continuité hors des atteintes. Ainsi, pas à pas, peut se déchiffrer le message, et le fardeau de l'inquiétude s'alléger de mélodies, bourdonnant de silence apaisant. Rien ne va de soi pour l'homme dans l'ordre de la nature et le centre attractif de son moi est au-delà.
 
Michel DUCET

 

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